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Mosquée de Chambéry - ALWARITINE

Le Prophète (PBSL)

Mohamed est le fondateur et prophète de l’islam, né vers 571, à la Mecque (en arabe : Mekka) d’un commerçant, Abd Allah, époux de Amina, de la tribu des Quraysh. Orphelin dès l’âge de 10 ans, il connaît d’abord la protection de son grand-père, avant que sont éducation n’échoit à son oncle Abou Talib.





Après avoir été, tout jeune, berger dans la vallée aride de La Mecque, son oncle l’initie au commerce caravanier qui fait alors la richesse de la ville

Jeune homme il passe au service de Khadija, une riche commerçante, veuve, dont il gère la fortune et conquiert le cœur. Elle lui donnera plusieurs garçons tous morts en bas âge, et quatre filles. Seul Fatima passera à la postérité : elle épousera Ali, cousin germain de Mohamed, et lui donnera deux fils : Hassan et Husseyn, seuls chefs de file de la lignée des « descendants du Prophète ».

Vers la quarantaine, il pratique lui-même des retraites dans le silence, le recueillement et l’ascétisme. Au cours de l’une d’elles, vers l’an 610, « une révélation lui a été inspirée. Le Puissant, le Fort la lui a fait connaître…. Et il révéla à son serviteur ce qu’il lui révéla. Le cœur n’a pas menti sur ce qu’il a vu » (coran 53,4,10,11).

De nombreux autres ravissements surviendront au cours desquels Mohamed comprendra que l’ange Gabriel lui lit distinctement un Livre céleste gardé près de Dieu, prototype idéal de la Révélation qu’il lui est commandé de « proclamer au Nom de son seigneur qui a créé .... Son seigneur très noble qui instruit l’homme au moyen du calame, et lui enseigne ce qu’il ignorait ». (coran 96.1-5).

Dès lors dans une langue arabe qui deviendra la norme irréprochable de la langue classique. Mohamed transmet fidèlement ce qu’il reçoit. Rien de ce qui lui est révélé n’est différent de ce qu’ont transmis les Prophètes qui l’ont précédé. Ce qui explique sa bonne foi incontestable et son respect pour les juifs et les chrétiens « gens du livre » eux aussi.

Les premiers à accueillir sa prédication furent son épouse Khadija, son cousin Ali, son futur beau-père Abou Bakr, et quelques amis. Son père adoptif, Abou Talib, ne l’accepta jamais. Les Mecquois, dans leur ensemble, affichèrent un scepticisme d’abord courtois… bientôt narquois…et très vite soupçonneux d’aspirations de réforme sociale.

Ses révélations continuent d’alimenter sa prédication. Elles deviennent moins socio-économiques et plus empreintes de réminiscences biblique et évangéliques.

Rattachée directement à Abraham- le père des croyants – par Ismaël, le fils de sa servante Ajar, et débarrassée de tout ce que les juifs et les chrétiens y avaient indûment ajouté, la nouvelle religion va se fixer des rites particuliers et s’enrichi de dispositions juridiques propres.

Après un essaie avorté de marche pacifique sur la Mecque en 628/6, Mohamed y fera un pèlerinage l’année suivante, non sans débarrasser la Kaaba de toutes ses idoles au profit de l’Unique. En 630/8 non seulement la ville est conquise et organisée sociologiquement, mais le rayonnement politico-religieux de Médine établie en quasi-Etat s’étend largement à travers l’Arabie. • a partir de là, les dates notées en double indiquent le temps de l’ère commune et celui de l’ère musulmane ; 622/1 étant la 622e de l’ère commune et la 1er de l’ère musulmane. Mohamed, pris de fièvre au retour d’un second pèlerinage à La Mecque, meurt le 8 juin 632/10. A Medine, où il est enterré, sa vénération ne cesse de grandir depuis, il attend là d’être réveillé par Jésus et Jean-Baptiste pour être avec eux le témoin de la foi des croyants auprès de Dieu, le jour du jugement.

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